Jésus est-il un mythe ?
J'avais 19-20 ans quand un homme me fit une réflexion que je jugeai sur le moment même complètement absurde. Selon un bon nombre d'historiens sérieux, me dit-il, Jésus n'a jamais existé ; il n'est qu'un mythe inspiré de croyances diverses qui circulaient à l'époque où l'on situe le début de l'ère chrétienne.
Je viens de le dire, cela m'a semblé absurde. Car comment pouvait-on nier l'existence d'un personnage dont la vie avait eu un retentissement tel qu'il était à la base même d'une grande religion planétaire qui conditionnait -qu'on le veuille ou non- une grande partie de l'éducation des occidentaux ? Déjà, alors que j'étais adolescent, j'avais rencontré cette idée dans un livre, sous la forme d'une note en bas de page. Mais elle avait été écrite à titre d'exemple d'absurdité et m'avait fait autant rire que quelques copains qui s'intéressaient alors, comme moi, à des opinions hors normes.
Il n'empêche ; ce que cet homme m'avait dit ce jour-là avec beaucoup d'assurance me parut de nature à être vérifié. Et c'est donc le plus vite possible que je me rendis dans la grande bibliothèque publique de ma ville avec l'espoir de tirer cette affaire au clair. Dans le rayonnage des livres consacrés à la religion, il y avait, comme on peut le deviner, une masse d'ouvrages qui ne pouvaient présenter aucun intérêt pour mon projet. Mais comment repérer les autres ? Ce jour-là, je n'avais pour me guider que les titres plus ou moins indicatifs des ouvrages ainsi que leur table des matières. J'avoue n'avoir emporté qu'un seul livre, assez menu, écrit par un prêtre dont je n'avais jamais entendu parler jusque là : l'abbé Alfred Loisy.
D'emblée, j'ai été plongé dans des domaines nouveaux pour moi : ceux de la critique historique et de la dogmatique. Sur le moment même, je n'y ai pas compris grand chose. Assez pourtant pour me rendre compte que les explications lumineuses données par cet auteur sur ce sujet démontraient au moins que l'Eucharistie ne pouvait en aucun cas avoir été instituée par Jésus lors de la Dernière Cène.
Détail, me direz vous. Sans doute. Mais détail d'une importance telle, quand même, qu'il jetait à bas le plus important des sept sacrements de l'Eglise catholique ! Et cela, c'était suffisant pour me convaincre que je devais creuser davantage le sujet. Je suis donc retourné à la bibliothèque de ma ville et j'en suis ressorti cette fois avec trois ou quatre autres livres dont plusieurs chapitres retinrent tout autant mon attention. D'une manière systématique, cette fois, j'ai noté ce qui paraissait être les références bibliographiques les plus intéressantes. Et c'est muni de cette liste d'auteurs et de titres que je suis retourné pour la troisième fois à la bibliothèque...
Ce ne fut pas la dernière, car à chaque fois, désormais, je fis de nouvelles et singulières découvertes qui mettaient à mal les dogmes de la religion catholique dont les principes avaient quand même considérablement influencé mon éducation et mes certitudes religieuses, morales et historiques.
Le moment vint où la bibliothèque cessa de pouvoir répondre à mes attentes et où il me fut nécessaire d'envisager l'achat de livres anciens qui ne s'y trouvaient pas. Je m'en ouvris à mon bouquiniste favori. Par chance, c'était un sujet qui l'intéressait également. Que de conversations nous eûmes ensuite à ce propos. Et que de trouvailles je fis grâce à son aide précieuse !
C'est en m'intéressant aux origines du christianisme que j'ai appris peu à peu les rudiments de la critique historique. C'est aussi ainsi que j'ai été amené à m'intéresser aux apparitions mariales et qu'en étudiant celles-ci il m'est apparu qu'il existait des ressemblances remarquables entre les enquêtes menées à leur sujet et celles conduites à propos des ovnis ou des fantômes. Ici et là, je remarquai les mêmes erreurs méthodologiques et, parfois, la même mauvaise foi !
La démarche de la critique historique me captiva tant, finalement, que l'étude des croyances -religieuses ou non- devint le centre de mes préoccupations.
Pour m'en tenir ici à mes études sur les origines du christianisme, je peux dire que l'une de mes premières certitudes qui vola en éclats fut précisément l'existence historique de Jésus. Cela peut paraître inouï, voire même choquant. Et pourtant... En examinant pour la première fois ce que quelques auteurs critiques avaient dit des textes censés démontrer l'existence historique de Jésus, il m'apparut qu'en effet rien ne prouvait qu'il avait jamais existé. Les historiens contemporains de son époque l'ayant superbement ignoré, soit il n'avait jamais existé, soit il n'avait forcément jamais drainé vers lui des foules énormes -chose qui aurait attiré sur lui l'attention de l'occupant et des historiens-. Le silence des historiens à son sujet démonrait également la fausseté des récits fantastiques de sa mort et de sa résurrection contées par les évangélistes. Comme, de surcroît, ces derniers paraissaient tout ignorer des lieux et des coutumes où ces faits s'étaient, selon eux, déroulés, on devait en déduire que tous ces récits relevaient de l'invention pure et que Jésus était effectivement un mythe.
C'est en étudiant ensuite les croyances antérieures au christianisme que je compris que la mort et la résurrection de Jésus avaient été inspirées par des mythes bien plus anciens. Poussant plus loin mes analyses sur la manière dont les croyances des premiers chrétiens avaient évolué, je compris que Jésus avait d'abord été considéré comme un démiurge immatériel bien avant qu'on lui ait inventé une vie sur Terre, des parents et même des frères et des soeurs...
Aujourd'hui, je considère que Jésus n'a pas davantage existé que Moïse, Abraham ou Adam et Eve. Tous furent créés par des meneurs religieux en vue d'imposer un ensemble de règles et de lois juridiques ou morales à un peuple auquel il était important de donner une conscience nationale. Bien des siècles après la naissance supposée de Jésus, Mahomet fit de même une fois encore et souda autour d'un livre sacré tout un peuple dont il se proclama le prophète, plus grand lui-même que Jésus et leur père Abraham.
Il n'échappera à personne que ce que je viens de dire remet complètement en cause la légitimité des trois grande religions monothéistes planétaires.
Cela n'est pas sans énormes conséquences politiques, historiques et morales. Mais je laisse à chacun le soin d'y réfléchir en profondeur, ce qui m'évitera d'écrire ici de longues pages supplémentaires...
Prétendre et démontrer que les trois grandes religions monothéistes planétaires sont avant tout basées sur l'ignorance de nos ancêtres et leurs craintes par rapport à un Univers où ils ne comprenaient pas quelle était leur place n'aboutit pas à nier l'existence d'un Dieu. Cela est une autre affaire qui ne relève pas de la critique historique pure mais plutôt d'opinions et de croyances personnelles parfaitement respectables aussi diverses puissent-elles être.
Beaucoup de nos contemporains ne s'intéressent pas aux origines des religions parce qu'ils ne savent pas qu'il y a là matière à d'intéressantes recherches et réflexions personnelles. Ils se contentent d'avoir sur ce sujet une opinion souvent simpliste et se proclament "athées" ou "croyants" mais de toute façon "non pratiquants." D'autres revendiquent fermement leur attachement à une religion plutôt qu'à une autre, mais sans vraiment pouvoir dire pourquoi ou être en mesure de prouver d'une manière ou d'une autre que leur choix relève d'une étude personnelle en la matière. Ainsi donc, une écrasante majorité de nos contemporains ne se sont jamais vraiment posé les bonnes questions ni n'ont fait aucune recherche personnelle dans un domaine qui a pourtant une influence considérable sur leur vie et sur l'éducation de leurs enfants.
C'est à la fois étonnant et consternant ! Car tous ces gens qui ont ainsi adopté des croyances ou des idées morales simplistes sans en vérifier la valeur intrinsèque sont véritablement comme des moutons qui se laissent tondre sans jamais s'être demandé pourquoi.
Que des gens de ce genre viennent me parler de parapsychologie, d'ovnis ou d'autres faits extraordinaires en prétendant les avoir étudiés me fait un peu sourire car leurs opinions en la matière reposent forcément sur toutes les idées fausses que nos ancêtres ont véhiculées à travers les croyances religieuses depuis des dizaines de siècles.
Une certaine critique du christianisme, sensationaliste, est aujourd'hui à la mode. Des quantités de livres sur ce sujets voient le jour. Ils sont pour la plupart écrits par des gens qui n'ont consacré à cette étude que quelques années, voire quelques mois et qui n'ont lu à son propos que quelques dizaines de (mauvais) livres au plus. Beaucoup se copient les uns les autres en se laissant guider par un fil conducteur qui les mène généralement à des conclusions aussi surprenantes que possible. En ce qui me concerne, j'ai pris le temps de réfléchir et de prendre des notes dans plus d'un millier d'ouvrages spécialisés qui se trouvent aujourd'hui dans ma propre bibliothèque. Fruit de trente ans d'études et de réflexions, j'ai finalement rédigé un ouvrage dans lequel j'ai fait le tour du problème sans idées préconçues et en indiquant parfois les différentes solutions qui peuvent se présenter pour un même problème. La critique historique n'est en effet pas une science exacte ; elle tend tout au plus à se rapprocher le plus près possible de la vérité. Mon étude est disponible à qui veut se donner la peine de réfléchir sur ce sujet pour le moins capital et dont les implications sont absolument phénoménales. Il peut être commandé en s'adressant directement à moi.

Soit un ouvrage format A4 de plus de 230 pages dans lesquelles sont incluses
de nombreuses illustrations. Il est présenté sous couverture carton
de couleur, les feuilles étant reliées/encollées manuellement
(reliure artisanale soigneuse).
L'ouvrage est proposé au prix de 26 euros pièce, port ordinaire
compris pour tous les pays européens (envoi dans une solide enveloppe matelassée ou sous emballage carton). En raison de la complexité
des tarifs postaux belges, il ne m'est pas possible de préciser les tarifs
applicables pour des envois en nombre et/ou recommandés. Merci de me
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frais payés. Je vous conseille donc de bien vous renseigner auprès
de votre organisme payeur, certaines banques françaises semblant assez
tentées de contourner les lois européennes par divers moyens...
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